L’Express

janvier 2007

Papier n° 2897 du 11 janvier et LEXPRESS.fr du 09/01/2007

José Luis Barreto

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« Je mourrai à Buenos Aires à l’aurore », chante-t-il d’une voix sensuelle et violente, en reprenant un magnifique tango d’Astor Piazzolla sur les paroles du poète Horacio Ferrer.

Originaire d’Uruguay, ce baryton est certainement la plus belle voix actuelle du tango. D’une fougue dépouillée de tout cliché, José Luis Barreto revisite le répertoire des grands anciens (Gardel, Troilo, Piazzolla) en ressuscitant des mélodies déchirantes et indémodables. Accompagné de Stéphane Spira, pianiste-arrangeur français capable de faire résonner ces morceaux avec l’intensité dramatique d’un lied de Schumann, Barreto fond les mots dans les notes en restituant toute leur densité.

Au fil des compositions, plongé dans le cœur du tango, « cette pensée triste qui se danse », on frôle la mort, l’amour, l’exil et l’espoir.

Paola Genone

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